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Romans

Maman a tort – Michel Bussi (Presses de la Cité)

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Quatrième de couverture :

Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant… Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil. Le compte à rebours a commencé. Qui est vraiment Malone ?

Mon avis :

C’est d’abord la quatrième qui m’a interpellé, elle s’annonçait pleine de suspense, d’énigmes à résoudre et de surprises ! Comment rassembler les morceaux de souvenirs d’un enfant pour déceler le vrai du faux ? Malone a-t’il un imaginaire extraordinaire et incroyablement développé ou dit-il vrai ? Voilà ce que va tenter de comprendre son psychologue aidé de la commandante. En parallèle de cette enquête, va avoir lieu une course poursuite contre les accusés d’un braquage. Evidemment, les deux événements sont liés… Néanmoins, on ne s’attend pas à la complexité des liens entre ces histoires… Suspense et surprises assurés !

L’auteur nous perd dans notre enquête et se joue clairement du lecteur ! Néanmoins, restant sur mes gardes, j’ai envisagé les théories les plus improbables et ai trouvé les indices qui nous mènent à la résolution des affaires (celle de Malone et celle du braquage)… oui, je suis un peu enquêtrice dans l’âme ! ;)

C’est tout de même une bonne lecture qui met en lumière des personnages hauts en couleurs. Les femmes ont la tête d’affiche dans ce roman, le rendu est réussi (pour tout vous dire, ça m’a fait penser aux rôles des femmes dans les films d’Almodovar).

 Ma note : ★★★☆☆

Décembre 2016


 

Les dieux voyagent toujours incognito – Laurent Gounelle (Anne Carrière)

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Quatrième de couverture :

Imaginez : vous êtes au bord du précipice. A l’instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange : votre engagement à faire tout ce qu’il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper.

Plus qu’un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main.

Mon avis :

Après avoir entendu de multiples avis enjoués concernant Laurent Gounelle, j’ai eu envie de lire un de ses livres. J’ai choisi le plus gros (475 pages), un peu au hasard, en regardant la quatrième rapidement. A vrai dire, je ne sais pas trop par où commencer tellement j’ai aimé ce roman ! Je vous dirais d’abord que c’est un roman qui se lit très vite, l’écriture est simple et belle à la fois. C’est aussi, et surtout, un roman qui raconte l’évolution d’un héros, Alan, qui s’apprête à se suicider. Il va être sauvé par un homme mystérieux et conclure un pacte avec cet homme dont il ignore tout.

Qui est cet homme ? Qu’attend-il de lui ?

Auprès de cet homme, Alan va aller à sa propre rencontre et repousser ses limites et ses a priori…

C’est, bien sûr, un livre qui nous fait réfléchir sur notre propre condition :

  • Qu’est-ce que la liberté ? Suis-je libre ? Comment le devenir ?

 » La liberté est en nous. Elle doit venir de nous. Ne t’attends pas à ce qu’elle vienne de l’extérieur. » p.106

« Quand, dans la vie, on s’arrange pour s’éloigner de tout ce qui nous fait peur, on s’empêche de découvrir que la plupart de nos peurs sont des créations de notre esprit ». p.107

  • Suis-je maître de ma vie ? Suis-je à ma place ? Puis-je évoluer?

 » On ne peut pas changer les gens, tu sais. On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de le suivre » p.214

 » … le hasard, disait Einstein, c’est Dieu qui se promène incognito… » p.265

« En quoi l’admiration des autres pourrait-elle compenser mon déficit d’estime de soi ? Ce qui est extérieur à nous ne peut pas réparer ce qui est blessé à l’intérieur de nous-mêmes… » p.461

Ce roman m’a donné envie d’acheter les autres romans de l’auteur (ce que j’ai fait ! :)). On sort de cette lecture avec l’envie d’en parler autour de soi, de partager ou d’offrir ce roman. Foncez ! :)

Ma note : ★★★★★ (sans surprise ! :))

Août 2016


 

Mémé dans les orties – Aurélie Valognes (Michel Lafon)

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Quatrième de couverture :

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant-, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre sa concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence . Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur. Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis :

J’ai choisi ce livre car l’histoire m’a fait penser à « L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery que j’avais beaucoup aimé. Il retrace également l’histoire d’une personne âgée acariâtre qui évolue au contact d’une petite fille surdouée rencontrée dans le voisinage.

Néanmoins, je trouve ce livre plus léger et moins fin au niveau de l’écriture. Si le sujet est drôle (un papy, en pleine rébellion, destiné à la maison de retraite car trop provoquant envers ses voisins), il ne m’a pas emporté dans son évolution de papy bougon. Dommage !

C’est un livre que je conseillerais entre deux lectures plus fournies, sans plus.

Ma note : ★★☆☆☆

Juillet 2016


Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde (Pocket Classiques)

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Quatrième de couverture :

« L’expression était d’une cruauté atroce. Là, son âme même, émergeant de la toile, le dévisageait et l’appelait à son tribunal. »

Devant son portrait, œuvre d’un de ses amis, Dorian Gray, jeune homme d’une immense fortune et d’une exceptionnelle beauté, fait le vœu de rester tel qu’il est peint, tandis que son image vieillira à sa place… »

Mon avis :

Le « Portrait de Dorian Gray » retrace la vie de Dorian, jeune homme vivant dans l’Angleterre de l’époque Victorienne. Il est beau, riche et intelligent. Il fait, un jour, le vœu de ne jamais vieillir face au sublime portrait que son ami Basil Hallward a fait de lui. L’artiste fait cadeau du portrait au modèle mais, alors que Basil demande à voir le portrait pour l’exposer, Dorian refuse catégoriquement. Il a, en fait, enfermé le portrait dans sa salle d’étude à l’abri des regards.

Qu’a-t-il à cacher ?

p.149 :

« Dorian Gray se passa la main sur son front où perlaient des gouttes de sueur. Il se sentait au bord d’un horrible danger.

– Vous m’avez dit, il y a un mois, que vous n’exposeriez jamais ce portrait, s’écria-t-il. Pourquoi avez-vous changé d’avis ? Ce sont les gens qui passent pour avoir le plus de suite dans les idées, qui changent le plus souvent d’humeur. […] Vous m’aviez donné l’assurance solennelle que rien au monde ne vous déciderait à exposer ce portrait. »

C’est autour de l‘intrigue du portrait qu’est racontée la vie de Dorian Gray, de son initiation jusqu’à sa décadence. Le titre souligne l’importance de l’art comme stylisation de la vie. On se questionne sur la définition de l’art, du beau, du bien, du mal… Qu’est ce que le réel ? Jusqu’où mène le fanatisme ?

Les dialogues précieux m’ont déplu mais ils permettent de mettre en évidence la dualité, les paradoxes de Dorian Gray, brillant locuteur, dandy charmeur et à la fois homme violent et manipulateur.

Ma note : ★★★☆☆

Juillet 2016


La nuit de feu – Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel)

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Quatrième de couverture :

À vingt-huit ans, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le grand sud algérien. Au cours de l’expédition, il perd de vue ses compagnons et s’égare dans l’immensité du Hoggar. Sans eau ni vivres durant la nuit glaciale du désert, il n’éprouve nulle peur mais sent au contraire se soulever en lui une force brûlante. Poussière d’étoiles dans l’infini, le philosophe rationaliste voit s’ébranler toutes ses certitudes. Un sentiment de paix, de bonheur, d’éternité l’envahit. Ce feu, pourquoi ne pas le nommer Dieu ?

Cette nuit de feu – ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique –, Eric Emmanuel Schmitt la raconte pour la première fois, dévoilant au fil d’un fascinant voyage intérieur son intimité spirituelle et l’expérience miraculeuse qui a transformé sa vie d’homme et d’écrivain. Les chemins qu’il trace ici sont inscrits en chacun de nous.

Mon avis :

Ce livre retrace un voyage initiatique et autobiographique, celui d’un homme qui voyage et se perd dans le désert. Il se retrouve alors face à lui-même, face à l’inexplicable.

« Je sombrai impatient non pas de quitter ce monde, mais de le retrouver au plus vite. À l’évidence, je n’avais pas débarqué dans un pays inconnu, j’avais atterri dans une promesse ». (p.14)

Au cours de ce périple, il va rencontrer des voyageurs aux croyances et théories variées (scientifiques, croyants, guides…), mais il va avant tout aller à sa propre rencontre. Il va se questionner tout au long de son voyage à propos des croyances, de l’amour, du libre arbitre… Ce livre nous amène à nous questionner. Le questionnement semble alors plus important que la réponse :

« Dieu n’est présent en moi que sous la forme de sa question ». (p.73)

« L’absence de preuve n’apporte pas la preuve de l’absence. » (p.101)

Je partage avec vous mon passage préféré, celui de la rencontre d’Abayghur (le guide) avec la bergère :

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(vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir) 

Ce roman a la grande qualité d’être facile à lire et, à la fois, de nous faire réfléchir sur des sujets profonds. Il nous emporte, on est captivé par l’histoire et on doute avec le narrateur. On sort finalement  apaisé de cette lecture. Elle ne laisse pas indifférent.

Ma note : ★★★★☆

Juin 2016